Notre prochaine session de formation en téléprésentiel 👉 "Methodo, no-code et IA : concevez votre solution métier" (éligible CPF). 9-11 avril. Inscrivez-vous !
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Vous le savez, on est passionné par la pédagogie chez Contournement.
On cherche toujours les meilleures façons d’autonomiser de manière fluide et pérenne, en adaptant à chaque type de profils, sur le no-code, l'IA et plus largement sur la productivité numérique.
Et on est tout aussi amoureux du fait d’appeler un chat un chat, et de ne pas prendre un mot pour un autre !
Parce qu'on est convaincu qu'à force de vider les mots de leur sens, on se retrouve avec des discours et des contenus qui font perdre du temps, voire qui font apprendre de la mauvaise manière.
C’est pourquoi dans cette nouvelle version de la newsletter, on va décrypter des concepts techniques et pédagogiques.
Et c’est pourquoi aussi on va aujourd’hui porter le focus sur un concept souvent mal compris : la pédagogie active. 😮
On la confond souvent avec ses cousines :
Mais la pédagogie active, c'est autre chose : c'est être soi-même acteur de son apprentissage. C'est aller chercher l'information, parfois se débrouiller tout·e seul·e, et tâtonner et expérimenter par soi-même sur certains morceaux.
Oui, la pratique et les projets sont souvent présents - et c'est logique ! Mais ce n'est pas suffisant. On peut très bien suivre un tutoriel pas-à-pas et pratiquer sans être en pédagogie active. C'est un peu comme la différence entre suivre un GPS les yeux fermés et apprendre à s'orienter avec une carte : dans le second cas, vous comprenez vraiment ce que vous faites !
Creusons un peu le concept. La pédagogie active, repose sur quatre piliers fondamentaux :
L'engagement cognitif de l'apprenant (il réfléchit par lui-même, analyse, fait des liens) 👉 dans nos exercices, par exemple, quand on estime que vous avez suffisamment de connaissances pour investiguer sans souffrir, on adore vous demander des créer des fonctionnalités (dans Zapier ou dans Airtable, par exemple) que vous n’avez pas encore apprises à faire.
Son autonomie (il prend des décisions sur son apprentissage) 👉 ça, c’est plutôt la façon dont les niveaux “Initié·e” et “Confirmé·e” de nos formations en ligne sont designés, afin de vous permettre de prioriser certains modules sans forcément en avoir suivi d’autres.
L'interaction (avec les autres apprenant·e·s, les formateur·ice·s, les ressources) 👉 nous utilisons ce levier :
La métacognition (il réfléchit sur sa façon d'apprendre) 👉 on appuie sur ça surtout dans le cadre de nos formations longues, avec des ateliers de rétrospective avec les apprenant·e·s sur comment la semaine s’est passé, ce qu’ils ont bien ou mal vécu, ce qu’ils pourraient améliorer dans leurs habitudes, etc. Et dans nos formations e-learning, on donne surtout des perspectives lors de l’embarquement sur nos parti-pris de formation, et sur comment les participant·e·s vont apprendre.
Mais du coup … les gens peuvent tout apprendre en autonomie ? Il n’y a plus vraiment besoin de formations, en fait ?
Attention ! On entend parfois ce genre de raisonnement (très) réducteurs et fallacieux, surtout dans le numérique. "Pas besoin d'être encadré pour apprendre à coder ou à no-coder", "regarde tous ces autodidactes qui réussissent à apprendre par eux-mêmes", etc.
Soyons clairs : oui, il existe des gens qui arrivent à se former tout seuls. Mais c'est l'exception, pas la règle ! C'est d'ailleurs pour ça qu'on existe et qu'on fait de la formation
Et attention aux formations un peu "dilettantes" qui font porter toute la responsabilité sur l'apprenant en cas d'échec. Vous savez, ce genre de "c'est parce que tu n'arrives pas à être autonome que tu n’y arrives pas : quand on veut, on peut !" qu'on peut parfois entendre... A nos yeux, c’est surtout une manière de prétendre faire de la pédagogie innovante, tout en réduisant un maximum les coûts (pas de formateurs à payer, et du contenu moins travaillé à fournir), et de se défausser sur l’apprenant·e. Ce genre de pratiques, ça s’est déjà vu plus d’une fois, malheureusement, donc il faut se questionner quand ça a l’air un peu trop facile pour être vrai…
Non, une bonne pédagogie active, selon nous, c'est savoir fournir le bon challenge à cracker en autonomie au bon moment, après vous avoir fourni le contenu qui vous permet de progresser petit à petit. C'est distiller intelligemment, au fil de votre parcours, des moments où vous devez chercher par vous-même. C'est vous permettre de monter les marches une à une vers l'autonomie, pas vous pousser dans les escaliers en espérant que vous apprendrez à voler en chemin !